Comme c'est une question récurante, je vais vous raconter un peu comment se passe mon stage. Je fais mon stage au Département Général de l'Irrigation de la Province de Mendoza. J'ai commencé le 15 octobre, et je termine le 19 décembre. Je travaille entre 8h et 13h30 du lundi au vendredi. En principe...
En fait, travailler, c'est beaucoup dire. Pour commencer, j'arrive à 8h, et je dis bonjour à tout le monde. TOUT le monde, et faut demander comment ça va. Personne ne répond et tout le monde s'en fout, mais c'est comme ça ici! Je m'installe à mon bureau et je vais consulter mes mails. Grâce au réseau performant et à la connexion ultra rapide d'ici, ça me prend une heure... Ensuite j'ai faim, donc je vais acheter des tortitas (petits pains locaux) au kiosco d'en face. Je prends mon petit dej avec un thé en lisant les nouvelles (locales, internationales, en français, en espagnol, parfois en anglais... oui oui j'ai le temps).
Vers 10h ou 10h30, je me dis que ça serait quand même pas mal d'avoir l'impression d'avoir fait quelque chose de ma matinée, alors j'ouvre mon fichier autocad, je modifie 2-3 trucs. J'avance un peu mon rapport de stage, parce qu'il faut bien en faire un, et c'est pas facile quand on a vraiment rien à raconter! Pour bosser pour de vrai, je vais voir Cristian, qui bosse sur le même "projet" que moi, je lui demande ce que je peux faire, il me donne un truc pour m'occuper la semaine, ça me prend 1h. Bon, maintenant je suis vraiment blasée, le but du jeu ici, c'est de bosser en faisant semblant, et quand on a des choses à faire, les faire le plus doucement possible. Mais mon cerveau à moi, il est formaté France, alors il veut pas. Histoire de m'aérer la tête, je vais faire un tour dans le quartier, s'il est vraiment tôt, je prolonge la balade jusqu'au centre-ville, flaner dans les boutiques. Le problème, c'est que mon cerveau formaté me fait culpabiliser, je finis par retourner au bureau, je re-vérifie mes mails, on sait jamais, et puis je discute avec les voisins pour faire passer le temps. Je regarde la montre, il est 13h10, bon je vais y aller alors! à demain...
Vous allez vous dire que je suis une flemmarde, et que je ne demande pas assez de boulot. Mais j'ai essayé, puis j'ai abandonné.
Au début, j'allais voir mon tuteur, ou les autres gars avec qui je travaille tous les 1/4 d'heure pour demander des trucs à faire. On me répondait soit d'aller demander à telle ou telle personne, soit qu'il n'y avait rien, même pour eux (c'est l'administration argentine, ils travaillent, mais pas trop...). Parfois, une lueur d'espoir, "ah tu pourrais peut-être faire ça" et moi toute contente "c'est vrai?", "oui, mais faut attendre parce que machin qui s'en occupe est pas là", "et merde..."
Ensuite, ils ont du en avoir marre, alors ils me filaient de la lecture. J'ai donc lu un manuel complet sur la mécanique des fluides, un livre sur les différents types de canaux, une description de 150 pages du projet sur lequel j'ai travaillé (un peu), 4 ou 5 dossiers pour "voir comment ça fonctionne ici". Pour finir, quand ils sont tombés à court de lectures, ils m'ont dit que j'avais qu'à aller faire un tour en ville si j'avais rien à faire. La phrase de mon tuteur ressemblait à un truc du genre "tu sais, si t'as rien à faire, tu peux aller faire un tour, un peu de shopping, prendre un verre..." C'est ce jour là que j'ai abandonné la lutte pour trouver des choses à faire. Depuis je consulte les blogs de voyageurs pour obtenir des infos sur l'amérique du sud, et les tarifs des compagnies de bus...
En fait, travailler, c'est beaucoup dire. Pour commencer, j'arrive à 8h, et je dis bonjour à tout le monde. TOUT le monde, et faut demander comment ça va. Personne ne répond et tout le monde s'en fout, mais c'est comme ça ici! Je m'installe à mon bureau et je vais consulter mes mails. Grâce au réseau performant et à la connexion ultra rapide d'ici, ça me prend une heure... Ensuite j'ai faim, donc je vais acheter des tortitas (petits pains locaux) au kiosco d'en face. Je prends mon petit dej avec un thé en lisant les nouvelles (locales, internationales, en français, en espagnol, parfois en anglais... oui oui j'ai le temps).
Vers 10h ou 10h30, je me dis que ça serait quand même pas mal d'avoir l'impression d'avoir fait quelque chose de ma matinée, alors j'ouvre mon fichier autocad, je modifie 2-3 trucs. J'avance un peu mon rapport de stage, parce qu'il faut bien en faire un, et c'est pas facile quand on a vraiment rien à raconter! Pour bosser pour de vrai, je vais voir Cristian, qui bosse sur le même "projet" que moi, je lui demande ce que je peux faire, il me donne un truc pour m'occuper la semaine, ça me prend 1h. Bon, maintenant je suis vraiment blasée, le but du jeu ici, c'est de bosser en faisant semblant, et quand on a des choses à faire, les faire le plus doucement possible. Mais mon cerveau à moi, il est formaté France, alors il veut pas. Histoire de m'aérer la tête, je vais faire un tour dans le quartier, s'il est vraiment tôt, je prolonge la balade jusqu'au centre-ville, flaner dans les boutiques. Le problème, c'est que mon cerveau formaté me fait culpabiliser, je finis par retourner au bureau, je re-vérifie mes mails, on sait jamais, et puis je discute avec les voisins pour faire passer le temps. Je regarde la montre, il est 13h10, bon je vais y aller alors! à demain...
Vous allez vous dire que je suis une flemmarde, et que je ne demande pas assez de boulot. Mais j'ai essayé, puis j'ai abandonné.
Au début, j'allais voir mon tuteur, ou les autres gars avec qui je travaille tous les 1/4 d'heure pour demander des trucs à faire. On me répondait soit d'aller demander à telle ou telle personne, soit qu'il n'y avait rien, même pour eux (c'est l'administration argentine, ils travaillent, mais pas trop...). Parfois, une lueur d'espoir, "ah tu pourrais peut-être faire ça" et moi toute contente "c'est vrai?", "oui, mais faut attendre parce que machin qui s'en occupe est pas là", "et merde..."
Ensuite, ils ont du en avoir marre, alors ils me filaient de la lecture. J'ai donc lu un manuel complet sur la mécanique des fluides, un livre sur les différents types de canaux, une description de 150 pages du projet sur lequel j'ai travaillé (un peu), 4 ou 5 dossiers pour "voir comment ça fonctionne ici". Pour finir, quand ils sont tombés à court de lectures, ils m'ont dit que j'avais qu'à aller faire un tour en ville si j'avais rien à faire. La phrase de mon tuteur ressemblait à un truc du genre "tu sais, si t'as rien à faire, tu peux aller faire un tour, un peu de shopping, prendre un verre..." C'est ce jour là que j'ai abandonné la lutte pour trouver des choses à faire. Depuis je consulte les blogs de voyageurs pour obtenir des infos sur l'amérique du sud, et les tarifs des compagnies de bus...
1 commentaire:
Le temps doit être bien long pour toi... dur dur de ne rien faire! courage, ton road trip à travers l'Argentine c'est pour bientôt!
bisous
Maud qui retourne au taf!
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