vendredi 28 novembre 2008

les bus

Oui, c'est vrai je m'ennuie tout particulièrement aujourd'hui. D'abord parce que c'est vendredi, et donc la moitié de l'effectif est absente, ensuite parce qu'il pleut, et donc je peux pas sortir ( oui parce qu'ici on sort pas quand il pleut, ça arrive pas assez souvent pour qu'un besoin urgent nous fasse mettre le nez dehors!).
J'en profite pour vous raconter l'aventure des bus de Mendoza. Parce que ça vaut le coup de savoir.
Pour commencer, il n'existe pas de plan du réseau, ne parlons pas d'horaires... Si vous cherchez comment aller quelque part avec un bus, il faut demander. Si vous êtes pressés, prenez un taxi.
Une fois obtenue l'information sur le lieu de l'arrêt, le numéro et la direction du bus à prendre, une nouvelle aventure commence. Il faut prendre le bus!
Ça a l'air facile comme ça, mais c'est pas si évident. Quand un bus approche, il faut lui faire signe pour qu'il s'arrête. Pas un petit signe discret, il faut limite se jeter sous les roues! Il faut ensuite courir pour aller jusqu'à la porte du bus, vous ne croyiez tout de même pas qu'il allait s'arrêter pile devant vous? Ensuite il faut affronter la mamie qui va vous bousculer pour monter dans le bus. Elle a une carte d'invalidité pour ne pas payer le bus et elle a besoin d'un siège parce qu'elle est fatiguée, mais elle est tout à fait capable de vous mettre un coup de sac à main pour passer devant...! Une fois qu'elle est montée, il faut vous jeter dans le bus, parce qu'il est déja reparti. Pour peu que vous ayez de la chance et qu'il soit blindé, vous ne pouvez même pas accéder à la borne pour payer votre ticket, vous êtes encore en train d'essayer de monter les trois marches que le bus est de nouveau arrêté à l'arrêt suivant. Encore 5 personnes qui veulent monter dans le bus, là va falloir se serrer...
Une fois dans le bus, une nouvelle aventure commence. Pouvoir rester debout. Parce qu'ici, le sport national après le football, c'est la course des bus en ville. Ils vont le plus vite possible, se doublent les uns les autres en se rabattant au dernier moment en coupant la route à tout le monde pour atteindre l'arrêt. Ils ont aussi perdu l'habitude de freiner dans les virages, et ont l'accélérateur nerveux. Et plus le bus est blindé, plus ça leur fait plaisir d'aller vite.
L'étape suivante consiste à descendre du bus. Il faut d'abord savoir où vous devez vous arrêter. Ensuite il faut traverser le bus, en s'excusant auprès de tout le monde parce que vous leur rentrez dedans à cause de la conduite délicate du chauffeur et atteindre le bouton pour demander l'arrêt. Les portes s'ouvrent alors que le bus roule encore à 50km/h, il freine brusquement, vous commencez à descendre et il repart. Il faut donc sauter du bus, histoire de pas finir étalé sur le trottoir!
Ça y est, vous êtes à destination! Reste à trouver le lieu exact dans lequel vous voulez vous rendre, mais c'est facile ici, c'est tout carré! ;)

la pluie!

Je sais pas si vous savez tous ça, mais la ville de Mendoza est construite sur un oasis, crée par la proximité des fleuves, et d'habiles manipulation et détournement des cours d'eau. Donc tout autour de la ville, c'est le désert. Autant dire que la pluie, on la voit pas souvent.
En général, ça commence par l'arrivée des nuages, puis la nuit complète, une pluie de courte durée (10 minutes...) et ensuite un gros orage.

Aujourd'hui, c'est un peu différent. Je me suis levée ce matin pour partir bosser, et reflexe, je passe la main par la fenêtre pour tester la température. En général je constate qu'il fait déjà 28, et je me dis que je vais encore avoir trop chaud. Mais ce matin, je mets ma petite main pas réveillée dehors, et là, elle a froid! Il fait genre 20 degrés ce matin! Trop bien! Je vais pas avoir chaud. Dans le doute, je regarde la couleur du ciel, et là, des nuages. Tout partout, du gris. Tant pis, il fera meilleur tout à l'heure, je dois parfaire mon bronzage printanier.

Je pars donc pour le bureau (8h, suis un peu en retard avec tout ça moi...!). Je descends du bus, et je sens quelques gouttes. Je me dis que je vais me prendre l'averse sur la tête le temps de parcourir le cuadra entre l'arrêt de bus et le bureau. Je m'installe, et je jette un coup d'oeil discret dehors. Ah non, j'ai évité l'averse. Il pleut beaucoup maintenant. Depuis, il a du pleuvoir sans s'arrêter. Il pleut depuis 2h non stop... Je sens que la grisaille me déprime déjà!
J'envoie donc une petite pensée à tous ceux qui sont restés en France (ou en Angleterre!), avec l'hiver qui approche, et qui portent echarpes et manteaux depuis un mois déjà...

mercredi 26 novembre 2008

Un jour en stage

Comme c'est une question récurante, je vais vous raconter un peu comment se passe mon stage. Je fais mon stage au Département Général de l'Irrigation de la Province de Mendoza. J'ai commencé le 15 octobre, et je termine le 19 décembre. Je travaille entre 8h et 13h30 du lundi au vendredi. En principe...
En fait, travailler, c'est beaucoup dire. Pour commencer, j'arrive à 8h, et je dis bonjour à tout le monde. TOUT le monde, et faut demander comment ça va. Personne ne répond et tout le monde s'en fout, mais c'est comme ça ici! Je m'installe à mon bureau et je vais consulter mes mails. Grâce au réseau performant et à la connexion ultra rapide d'ici, ça me prend une heure... Ensuite j'ai faim, donc je vais acheter des tortitas (petits pains locaux) au kiosco d'en face. Je prends mon petit dej avec un thé en lisant les nouvelles (locales, internationales, en français, en espagnol, parfois en anglais... oui oui j'ai le temps).
Vers 10h ou 10h30, je me dis que ça serait quand même pas mal d'avoir l'impression d'avoir fait quelque chose de ma matinée, alors j'ouvre mon fichier autocad, je modifie 2-3 trucs. J'avance un peu mon rapport de stage, parce qu'il faut bien en faire un, et c'est pas facile quand on a vraiment rien à raconter! Pour bosser pour de vrai, je vais voir Cristian, qui bosse sur le même "projet" que moi, je lui demande ce que je peux faire, il me donne un truc pour m'occuper la semaine, ça me prend 1h. Bon, maintenant je suis vraiment blasée, le but du jeu ici, c'est de bosser en faisant semblant, et quand on a des choses à faire, les faire le plus doucement possible. Mais mon cerveau à moi, il est formaté France, alors il veut pas. Histoire de m'aérer la tête, je vais faire un tour dans le quartier, s'il est vraiment tôt, je prolonge la balade jusqu'au centre-ville, flaner dans les boutiques. Le problème, c'est que mon cerveau formaté me fait culpabiliser, je finis par retourner au bureau, je re-vérifie mes mails, on sait jamais, et puis je discute avec les voisins pour faire passer le temps. Je regarde la montre, il est 13h10, bon je vais y aller alors! à demain...

Vous allez vous dire que je suis une flemmarde, et que je ne demande pas assez de boulot. Mais j'ai essayé, puis j'ai abandonné.
Au début, j'allais voir mon tuteur, ou les autres gars avec qui je travaille tous les 1/4 d'heure pour demander des trucs à faire. On me répondait soit d'aller demander à telle ou telle personne, soit qu'il n'y avait rien, même pour eux (c'est l'administration argentine, ils travaillent, mais pas trop...). Parfois, une lueur d'espoir, "ah tu pourrais peut-être faire ça" et moi toute contente "c'est vrai?", "oui, mais faut attendre parce que machin qui s'en occupe est pas là", "et merde..."
Ensuite, ils ont du en avoir marre, alors ils me filaient de la lecture. J'ai donc lu un manuel complet sur la mécanique des fluides, un livre sur les différents types de canaux, une description de 150 pages du projet sur lequel j'ai travaillé (un peu), 4 ou 5 dossiers pour "voir comment ça fonctionne ici". Pour finir, quand ils sont tombés à court de lectures, ils m'ont dit que j'avais qu'à aller faire un tour en ville si j'avais rien à faire. La phrase de mon tuteur ressemblait à un truc du genre "tu sais, si t'as rien à faire, tu peux aller faire un tour, un peu de shopping, prendre un verre..." C'est ce jour là que j'ai abandonné la lutte pour trouver des choses à faire. Depuis je consulte les blogs de voyageurs pour obtenir des infos sur l'amérique du sud, et les tarifs des compagnies de bus...

mardi 25 novembre 2008

le jour de l'eau...

Vendredi après-midi, au moment de partir du bureau, on m'annonce (oh joie!) qu'on ne travaille pas lundi. Pleine de curiosité, je demande en quel honneur, on me répond c'est le jour de l'eau. Là, comme française habituée à la pluie stéphanoise, je me demande pourquoi donc on pourrait vouloir fêter ça... je me suis rappelée du mercredi précédent, pendant lequel on a fait la présentation des reines de chacun des 5 principaux fleuves de la province, le tout autour d'un buffet. l'explication est là, le jour de l'eau, on élit la reine de l'eau, parmi les 5 reines de fleuves. Vous serez donc ravis d'apprendre que la reine de l'eau est l'ancienne reine du fleuve Atuel. Désolée, je n'ai pas de photo, n'ayant pas participé à cette journée contribuant une fois de plus à rabaisser la femme argentine au rang d'objet de désir masculin...
j'ai préféré aller faire du shopping, et m'acheter une mini-jupe bleu d'écolière trop mimi! (c'est cliché ça?)
sur ce, le contraste entre la climatisation excessive du boulot et la chaleur tout aussi excessive de l'extérieur a eu raison de mes défenses immunitaires, je vais donc aller faire un petit somme pour essayer de stopper le martèlement dans mon crâne!

ps: j'ai réussi à débloquer les commentaires, vous pouvez donc en faire sans vous inscrire!

vendredi 21 novembre 2008

pour vous...



Juste pour vous dire que je vous aime fort, et que vous me manquez beaucoup beaucoup!

jeudi 20 novembre 2008

quelques mots

Je me suis dit qu'après tout, un blog, c'était pas seulement pour mettre les jolies photos de mon périple, mais peut-être aussi pour donner des nouvelles!
Ca fait un moment que je n'ai rien écrit, alors je vais essayer de faire un petit résumé des derniers temps. Ca devient un peu la routine ici, et je n'ai aucune nouvelle photo, je ne pense jamais à prendre mon appareil photo...
Je suis toujours en stage au département général de l'irrigation, et je ne fais pas grand chose! on m'a confié un petit projet pour m'occuper, mais au final, ça ne m'a pas pris longtemps, alors je consacre la plupart du temps à me promener sur internet à la recherche d'infos utiles pour le voyage de l'été qui approche. Quand j'ai un peu de temps, je travaille aussi sur mon rapport de stage. Pas facile d'écrire tout plein de pages en espagnol... Mais heureusement, je me suis améliorée depuis mon arrivée!

Je me suis bien adaptée au rythme local, et la sieste est souvent de rigueur pour passer les heures les plus chaudes de la journée. De toute façon je ne peux rien faire d'autre, tout est fermé entre 13h et 17h!
J'occupe mes week-ends entre sorties, rencontres et piscine (il fait en moyenne 28 degrés ici...).

J'essaierai de poster plus régulièrement des nouvelles, et je mettrai des photos dès que j'en aurais des récentes!